Je veux rallier Strasbourg à Ohrid en auto-stop – De la naissance de l’idée à mon premier pouce en l’air

Nous sommes le 15 juillet 2019. Il est 9h00. Je me prépare à sortir de la maison de mes parents. Je finis mon petit déjeuner, et je passe en revue le contenu de mon sac à dos. Plus que quelques minutes me séparent de mon départ pour une aventure qui s’annonce grandiose.

Je me suis lancé un défi. Un défi qui allait véritablement me challenger. Quelque chose de totalement inédit pour moi, où j’ai placé la barre haut. Et qui apporte son lot d’adrénaline, et d’incertitudes.

Ce défi, quel est-il ? Par la seule force de mon pouce et par la générosité du monde, je souhaite rallier Ohrid, ville antique et aujourd’hui capitale touristique de la Macédoine du Nord. Plus de 2 000 km à parcourir en auto-stop, en 6 semaines. Plus qu’un défi, c’est une aventure. Et je souhaite la réaliser seul.

A Ohrid se trouvera un aéroport, duquel j’ai réservé un billet d’avion retour pour le 26 août 2019.

Ce défi, je l’ai préparé pendant plusieurs longs mois qui ont précédés ce départ. Alors avant de vous parler de mon aventure, je souhaite vous faire partager les coulisses de ce qui s’est passé en amont.

Octobre 2018 – La naissance d’une envie

Le « Best in Travel », ma référence

Chaque année, Lonely Planet publie son très réputé « Best in Travel ».

Le « Best in Travel », c’est un choix minutieux des meilleures destinations au monde pour l’année à venir. Ils nous proposent alors de découvrir :

  • Le « Top 10 Countries » (les 10 meilleurs pays)
  • Le « Top 10 Regions » (les 10 meilleures régions)
  • Le « Top 10 Cities » (les 10 meilleures villes)
  • Le « Top 10 Best Value » (les 10 destinations au meilleur rapport qualité-prix)

Ce classement, cela fait quelques années que je le connais, et j’en suis devenu fan. Je l’attends chaque mois d’octobre avec impatience, avant de le dévorer.

C’était déjà grâce au « Best in Travel 2017 » que j’ai découvert les Açores. Un bijou d’Europe dans lequel j’ai déjà voyagé 2 fois pendant plusieurs semaines. J’en ai d’ailleurs déjà beaucoup parlé sur ce blog.

Nous sommes alors à la fin du mois d’octobre 2018, quand je parcours le « Best in Travel 2019 » qui venait juste de sortir. Lonely Planet nous propose une fois de plus des destinations pertinentes pour l’année à venir.

Elles font rêver, c’est une certitude. Mais le couac, c’est qu’elles sont loins et chères. Moi, ce qui m’intéresse, c’est une destination proche et bon marché. Avec mon petit budget d’étudiant, je n’ai pas vraiment le choix.

Les 3 premiers top 10 ne me semblent alors pas à ma porter. Je me rends dans le « Top 10 Value », soit les destinations au meilleur rapport qualité-prix. Disons que son nom me parle bien.

L’Albanie, un pays qui me fait de l’œil

C’est là que je tombe nez à nez avec l’Albanie. Et surtout avec cette photo très accrocheuse de sa riviera nationale.

Dans la catégorie « photo représentant le mieux l’Albanie ». Une des nombreuses plages secrètes de la Riviera albanaise.

Dans la petite présentation, j’y apprends que c’est un des pays les moins visités d’Europe, et également l’un des moins chers. Une superficie égale à la Bretagne, un peuple réputé chaleureux et accueillant. Des montagnes grandioses. Des plages de rêves quasi-désertes même en haute saison. Des villes historiques…

Autant dire que Lonely Planet est très élogieux envers l’Albanie. Et cela pique rapidement ma curiosité. Car jusqu’à présent, outre son drapeau et le nom de sa capitale, je ne connais rien de ce pays.

L’Albanie commence à tourner en boucle dans ma tête. Je me renseigne de plus en plus, et ce pays a tout l’air d’être ce dont j’ai toujours rêvé. Avec pour avantage, sa proximité et sa vie bon marché.

Prenez les semaines, voir les mois qui passent, et voilà que j’ai réussi à me persuader de visiter l’Albanie. Mon rêve à présent, c’est de voir et profiter de ces plages de rêves (qui sont apparemment quasi-déserte, je le répète !).

Janvier 2019 – La naissance du défi

Nous sommes le début de l’année 2019. Mon précédent voyage aux Açores me revient à l’esprit. Je repense alors à l’auto-stop que je pratiquais tous les jours. A toutes les rencontres que j’ai faites par ce biais. A ce goût d’aventure, d’imprévu… Un sérieux manque de tout ça commence à m’envahir.

Et puis d’un autre côté, l’incroyable tour du monde en stop de Ludovic Hubler me revient également à l’esprit. J’avais lu son livre il y a quelques années de ça, et depuis, son aventure n’a cessé de m’inspirer. Au fond de moi, j’ai toujours eu cette envie de faire quelque chose de similaire à son voyage.

Ludovic Hubler, l’homme qui a fait le tour du monde en stop.

« Oh, mais attends ! Ne serait-ce pas le moment de faire comme lui Victor ? Regarde, tu te demandes comment aller en Albanie ? Eh bien, prends ton pouce et traverse l’Europe ! »

Mais est-ce bien sérieux ce que me dit ma petite voix ? Faire près de 2 000 km à travers les Balkans, cette région d’Europe qui m’est inconnue ?

En fait… Cette idée est absolument géniale ! Enfin une vraie aventure, enfin un grand défi qui me demandera de me surpasser ! Qu’est ce qui m’empêcherai de le faire dès aujourd’hui ? J’aime les défis après tout.

L’idée est née.

Février 2019 – L’arrivée des premiers doutes

Mais pour l’instant, je ne suis pas totalement rassuré sur ce défi de taille. Et je ne suis pas non plus confiant sur mes chances de réussites.

Alors, comment faire pour me rassurer et me convaincre ?

De l’auto-stop, je n’en ai fait qu’à deux occasions : durant mes 2 voyages aux Açores. Du coup, je n’ai même jamais testé d’en faire en France. Au fond de moi, je me dis que je n’ai jamais vraiment testé l’auto-stop en « condition réelles ».

Car les Açores, c’étaient trop facile. C’étaient seulement des petits trajets, qui plus est, sur de petites îles peuplées d’Açoréens incroyablement aimable. A titre de comparaison, c’est comme si je voulais jouer un huitième de finale de Coupe du Monde de football alors que je sais à peine dribbler dans un ballon. La marche est beaucoup trop haute, inatteignable.

Regardez moi ça. C’est un environnement bien trop intimidant !

Et puis, les coïncidences de la vie m’ont permis de ne pas avoir à réfléchir trop longtemps.

Tourissimo, le salon du tourisme de Strasbourg

Nous sommes un week-end de début février quand j’apprends qu’un salon du voyage prénommé Tourissimo se tient à Strasbourg. Il se trouve qu’il ne proposent pas que des stands d’agence de tourisme, mais également des conférences tout au long du week-end.

Un rapide passage sur leur site web me permet de repérer 2 conférences qui ont retenues mon attention. Pour en savoir plus, j’avais justement écrit un article à ce sujet : Deux conférences géniales au salon Tourissimo 2019 de Strasbourg.

Ce jour-là, j’ai alors fait la rencontre de Muammer Yilmaz, un Strasbourgeois qui a fait le tour du monde… en 80 jours… et sans argent. Forcément, en voyant son incroyable aventure, je me dis que si lui a réussi cet immense défi, alors je peux réussir mon petit défi qui représente à peine 1/5 de ce qu’il a fait.

Après la conférence, je cours vers lui pour aller lui parler, et lui partage mon envie d’aller en Albanie en auto-stop. Il a directement su m’inculquer de bonnes paroles qui m’ont complètement convaincues. La dédicace qu’il m’a écrite dans son livre que je venais d’acquérir, résume parfaitement les fruits de notre rencontre : « Fonce Victor, tout est possible ! »

Si je reprends ma comparaison d’avant, j’arrive maintenant à me convaincre que je peux devenir un bon footballer, et que je peux arriver à jouer un huitième de finale. Je sais que c’est maintenant possible.

Les mots, c’est bien joli. Mais il me manque une chose fondamentale : les actions. Les actions qui me prouveront que j’en serai capable.

Dans mon exemple, il faut que je commence à apprendre à dribbler dans un ballon.

Et concrètement, il faut que je commence à faire de l’auto-stop dans mon département, puis dans ma région, puis dans mon pays. Pour enfin, me lancer sur le continent.

Mars/Avril 2019 – L’expérimentation

Expérimentation n°1 : Strasbourg – Colmar

Et c’est ainsi, en un chaud et ensoleillé samedi de mars, que je me suis retrouvé sur le bord de la route à la sortie de mon village. Mon objectif ? Rallier mon village se trouvant au sud de Strasbourg, à Colmar, la troisième plus grande ville d’Alsace qui se trouve au sud de la région. Seulement une petite heure, et 55 km seront requis.

Le trajet de mon village jusqu’à Colmar. Du nord au sud de l’Alsace.

Pour l’occasion, je suis accompagné d’une très bonne amie tout aussi aventurière. C’est toujours plus sympa de s’y lancer à deux.

Jusqu’à présent, j’avais l’intime conviction que l’auto-stop était compliqué en France. Et que fut ma surprise. En deux temps trois mouvements, nous voilà à Colmar. Seulement 3 chauffeurs nous auront été nécessaires, et sans que l’on n’ait à les attendre trop longtemps au bord de la route.

Il en sera de même pour le retour qui se fera d’une facilité tout aussi déconcertante.

Une expérience juste incroyable. Rencontrer ces personnes de bon cœur, entendre leurs encouragements, voir leur satisfaction de nous avoir rendu service. Ce sont des choses qui n’ont pas de prix, et qui (nous) m’emplissent de confiance, non seulement envers la France, mais surtout envers mon défi.

Oui, c’est une toute petite expérience. C’est tout bête. Mais c’est tellement efficace. Il n’y a rien de mieux que l’action pour se persuader que quelque chose est possible.

J’en sors tellement grandi de cette expérience, que je ne tarde pas à la réitérer. Je sais maintenant que l’Alsace est pleine de belles personnes, prêtes à m’aider. Et la France alors ?

Expérimentation n°2 : Strasbourg – Paris – Lyon – Strasbourg

Le mois suivant, je me planifie une seconde aventure encore plus grande : Rallier Strasbourg à Paris, Paris à Lyon, et Lyon à Strasbourg. Le triangle parfait avec 500 km pour chacun des 3 trajets. Une expédition que je réaliserai cette fois-ci tout seul.

Le trajet de Strasbourg à Paris à Lyon à Strasbourg. L’occasion de découvrir deux grandes villes que je ne connais pas tant que ça.

Et c’est ainsi, en un chaud et ensoleillé mardi d’avril, que je me suis retrouvé à nouveau sur le bord de la route à la sortie de mon village. Mon objectif ? Rallier Strasbourg à Paris, puis Paris à Lyon, puis Lyon à Strasbourg. Ces trois villes font un triangle parfait : chaque trajet sera d’environ 500 km pour environ 5 heures de route.

Bilan ? C’est à nouveau avec une facilité déconcertante que je rejoins Paris en un temps record de 6h. Il en sera de même pour Lyon. Et de même pour Strasbourg.

Définitivement, l’auto-stop en France, c’est très facile. Les gens sont juste géniaux. Que ça soit des Alsaciens, des Auxerrois, des Parisiens, des Lyonnais, des Valençois, des Suisses, des Allemands, des Roumains (oui oui), des Arubais (petite île de 100 000 habitants des Caraïbes, oui oui bis). Seul manque à l’appel les italiens qui n’auront pas été très sympas avec moi (heureusement qu’ils se seront rattrapés par la suite, histoire à venir !).

Faire de l’auto-stop à l’entrée du périphérique parisien ? Une horrible expérience que j’espère ne jamais réitérer.

Et pour enfoncer le clou une dernière fois, je repars à Lyon à l’occasion d’un week-end prolongé de mai. La fille qui m’a hébergé en Couchsurfing lors de ma dernière aventure dans cette ville est devenue une bonne amie. J’en profite alors pour lui rendre à nouveau visite.

Anecdote à part, être venu la voir à deux reprises par la force de mon pouce est quelque chose qui l’a fortement inspiré. L’histoire raconte qu’elle s’est par la suite mise à l’auto-stop, notamment à l’occasion de son premier voyage qu’elle a fait en Irlande. N’est-ce pas incroyable, cette « chaîne de l’inspiration » ?

Et voilà. Avec toutes ces expériences d’auto-stop en Alsace et en France, nul doute que je suis maintenant prêt à me lancer dans mon grand défi.

Mai 2019 – Une forte volonté d’indépendance

A ce moment-là, je commence à parler de mon défi autour de moi. Mes amis ne tardent pas à m’inonder d’un : « Hé Victor, je peux venir avec toi ? »

Ma réponse instinctive a été à chaque fois : « Ce serait génial de partager cette aventure avec toi ! Mais cette fois-ci, je veux partir seul. »

Cela fait en effet depuis janvier que je me prépare tant mentalement que dans les faits à ce grand voyage. Et surtout, je m’y suis majoritairement préparé seul (exclu ma petite aventure en auto-stop en Alsace avec mon amie).

En réalité, je fonctionne toujours de cette manière dans ma vie de tous les jours. Je planifie moi-même ce que j’ai envie de faire. Et si quelqu’un veut m’accompagner dans mes sorties, ce sera avec plaisir. Si personne ne veut, ce n’est pas grave, j’irais tout seul.

C’est pour moi la seule façon de respecter ses envies et de ne rien regretter. Je ne veux pas tomber dans le prétexte de : « personne ne voulait m’accompagner alors je n’ai rien fait ».

Mais alors effectivement, pour ce grand voyage, ce n’est pas « comme d’habitude ». Cet fois-ci, je refuse que l’on m’accompagne. Je suis décidé à partir seul.

Les raisons

Jusqu’à présent, j’ai toujours voyagé en étant accompagné. Quand j’étais jeune, je partais avec mes parents. Jusque-là, c’est logique. Mais depuis que je suis majeur et que je ne pars plus avec mes parents, c’est-à-dire depuis 2 ans, je ne suis en réalité jamais parti seul. J’ai voyagé soit avec ma copine de l’époque, soit avec mes amis.

Cette année 2019 fut l’émergence d’un nouveau moi. Ayant rompu avec mon passé, ce premier nouveau voyage m’est clairement symbolique. Je ne suis à présent plus dépendant de qui que ce soit, alors c’est l’occasion ou jamais de partir seul.

Partir seul présente les avantages de décider de sa destination, de décider de son trajet, de décider de sa journée… Bref, de ne plus avoir de compromis à faire. Car lors de mes précédents voyages, ces points m’ont souvent été source de frustration. Alors maintenant, je veux me prendre cette liberté.

Et puis dans la naissance du nouveau moi, voyager seul me serait également bénéfique. Rien que le fait de pouvoir (vraiment) prendre (beaucoup) du temps pour soi, avec soi-même. Personne ne sera là pour me distraire. Ou en tout cas, tant que je ne décide pas de faire de rencontres.

On dit souvent que voyager seul, c’est l’occasion de faire une profonde introspection. Et c’est exactement ce que je recherche.

Et pour finir, voyager seul, c’est également une sacrée expérience au niveau social. Si je ne veux pas rester seul, il va falloir que j’aille à la rencontre de nouveaux inconnus. (Ou plutôt « des amis que je ne connais pas encore » comme dirait Antoine de Maximy). Et ce, chaque jour.

Ce sera un excellent exercice pour moi qui suis plutôt introverti. Non pas que je sois timide, mais simplement parce qu’aborder toute sorte d’inconnus n’est pas vraiment dans ma nature.

D’ailleurs, avec toutes ces rencontres que je vais faire, je porte l’espoir de trouver des compagnons de voyage. Des gens avec qui je voyagerai le temps d’une demi-journée, de quelques jours, voire d’une semaine.

En réalité, voyager seul, c’est soit être seul, soit changer régulièrement de compagnon de voyage. En tout cas, c’est moi qui décide si je veux être seul ou accompagné. 😉

Et en fin de compte, pour tout vous dire, je ne suis pas sûr si voyager seul me plaira. Peut-être que non. Peut-être que oui. Seul l’expérience me le dira.

Juin 2019 – Un trajet qui se dessine

Après toutes ces étapes de réflexions très profondes et très philosophiques, il reste un dernier point à dessiner : le trajet.

Mais avant de dessiner ce-dit trajet, il faut que je sache quel est mon point d’arrivé.

A la recherche de mon point d’arrivée

J’ai décidé que je ne ferai que l’aller en auto-stop. Le retour, lui, se fera en avion.

Je fais alors la recherche des liaisons aériennes existantes pour revenir à Strasbourg. Au départ de l’Albanie, il n’y a absolument aucune possibilité. Eh oui, ce pays n’est pas le moins visité d’Europe pour rien. Le seul aéroport existant ne relie pas un grand nombre de destinations.

Il faut alors que je recherche autour de l’Albanie. Et 2 possibilités émergent alors :

  • Prendre un vol depuis Corfou, île grecque entièrement basé sur le tourisme de luxe et de masse se trouvant à quelques kilomètres des côtes sud albanaises
  • Ou prendre un vol depuis Ohrid, une charmante ville antique nord-macédonienne se trouvant à la frontière de l’Albanie (ces 2 pays se partageant à parts égales le lac d’Ohrid).

Une vite comparaison des prix désignera le vainqueur : à partir de 35€ le billet, Ohrid remporte le match (ça tombe bien, Ohrid m’attire plus que Corfou).

Dans la catégorie « photo représentant le mieux Ohrid ». Une vue sur le lac d’Ohrid avec en premier plan, un de ses nombreux monastères.

Ce voyage, j’ai envie de le faire durer le plus longtemps possible. Mais je dois me plier à ces différentes contraintes :

  • La fin mes cours (mi-juillet)
  • La reprise de mes cours (début septembre)
  • Et le prix du billet d’avion (disons qu’il oscille entre 35€ et 250€ alors oui c’est important)

L’achat du billet d’avion me fait parvenir le résultat. Je partirai 6 semaines, tout pile. Du lundi 15 juillet au lundi 26 août.

C’est bon, mon point d’arrivé est enfin fixé. Je prends maintenant une carte, et je regarde l’itinéraire que je peux me faire.

Quels pays visiter ?

Il y a une chose que je sais déjà : pour accéder aux Balkans, il va falloir que je contourne les Alpes. Et pour ce faire, je vais devoir prendre l’autoroute allemande passant par Munich, qui continue en Autriche où je rejoindrais une autoroute spécialement construire au cœur des Alpes, et qui arrive enfin en Slovénie. Je commence alors par tracer un trait entre Strasbourg et Ohrid, via Munich.

Tout une partie de l’Europe que je ne connais pas et qui ne demande qu’à être découverte.

Se présente alors devant moi tous les pays des Balkans occidentaux : la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, le Monténégro, l’Albanie et la Macédoine du Nord.

D’office, je mets la Croatie hors concours. J’ai eu écho que ce pays est bien trop bondé de nos jours. Il y a trop de touristes, et c’est trop cher. Ne vous y méprenez pas, je ne dénie en rien la beauté des côtes et des îles croates. J’irai là-bas, un jour peut-être, quand il y aura moins de monde.

La Serbie, je me vois également contraint de l’écarter. Malgré mon envie de visiter ce pays si mystérieux, ses reliefs montagneux m’obligeraient à faire un grand détour. Je perdrais trop de temps sur mon trajet à y aller. De même pour le Kosovo.

Je préfère alors donner la priorité à la Bosnie-Herzégovine, au Monténégro, et puis bien évidemment à l’Albanie. Ces pays se trouvent sur mon chemin. Je pourrais aller tout droit, visiter ces pays, et ne pas avoir à faire d’immenses détours.

Reste la Slovénie, qui est également sur mon chemin. Ce pays dont on fait également peu référence dans la vie de tous les jours, m’attire quelque peu. Il se trouverait même qu’il côtoie l’Albanie dans le « Top 10 Best Value » de Lonely Planet ! La petite description et la photo de couverture finissent par m’emballer également.

Dans la catégorie « photo représentant le mieux la Slovénie ». Une vue sur le lac de Bled avec en son centre, une église au beau milieu du lac.

Quid de l’Allemagne et de l’Autriche ? Disons que j’ai déjà bien visité ces 2 pays durant mon enfance. La culture germanique, c’est toute ma vie. Et puis qui plus est, l’objectif de mon voyage, c’est avant tout les Balkans (et l’Albanie surtout) !

Et pour finir, je passerai bien évidemment la frontière de la Macédoine du Nord pour visiter Ohrid et accessoirement prendre mon avion.

En résumé, nous avons : (l’Allemagne et l’Autriche mais bon j’y passerai aussi vite qu’un go fast), la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, et la Macédoine du Nord.

Je peux donc maintenant réaliser ce tracé un peu plus précis et relatant mes envies.

Un trajet bien dessiné, mais qui laisse place à l’imprévu

Quels lieux visiter ?

Je verrai sur place.

Quels lieux visiter ? (version un peu plus détaillé)

A vrai dire, j’ai envie de me laisser porter par le voyage. Je sais d’ores et déjà que je veux rejoindre la Slovénie en toute vitesse. Et puis la suite, ce sera au feeling, selon les rencontres, selon mes envies du moment.

Le maître mot est : Quand rien n’est prévu, tout est possible. Une belle citation de notre ami Antoine de Maximy.

« Alors, c’est tout bon ? Je peux partir maintenant ? »

Oui, et ce sera le 15 juillet 2019…

La suite de l’aventure : J’ai rallié Strasbourg à Ohrid en 6 semaines en auto-stop (article en cours d’écriture)

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