Açores : Pico en 3 jours, notre voyage raconté jour par jour (4/6)

Nous avons quitté São Jorge, nous voilà à Pico où nous retrouvons notre ami Henry !

Au fil de l’article, je me répéterais souvent en disant que Pico est une île qui invite à la détente et à la relaxation. Ce fut tellement le cas que j’ai pris très très peu de photos.

Açores 2018 : 

  1. Terceira en 5 jours
  2. Graciosa en 3 jours
  3. São Jorge en 5 jours
  4. Pico en 3 jours
  5. Faial en 4 jours
  6. São Miguel en 7 jours

[Jour 1 – Pico – Açores 2018]

Pico ne nous est pas inconnu, nous y étions déjà l’année dernière. C’est là-bas que nous avons sûrement fait l’une des plus belles rencontres. Pour revenir sur les faits, nous avions posté une demande d’hébergement via le réseau social Couchsurfing. C’est un certain Henry Simões qui a répondu favorablement à notre demande.

Henry est un Portugais natif de Porto, la ville dans laquelle il a commencé à construire sa vie. D’une trentaine d’années, il était devenu un brillant ingénieur. Mais un événement dramatique va bouleverser sa vie… Il décide alors de tout lâcher : il vend sa maison, sa voiture, et part aux Açores avec ses deux chiens. Il est arrivé sur Pico en janvier 2017, et nous l’avons donc rencontré en juillet de la même année.

Dans sa modeste demeure, il nous offre un lit pour dormir, et sa belle compagnie. Nous avons passé de très bons moments avec lui, à arpenter l’île et à gravir le mont Pico. En le quittant, je lui avais promis que nous reviendrons le voir !

C’est donc le jour J, et nous débarquons sur le port de São Roque do Pico. Il est là, dans son 4×4 Nissan, prêt à nous accueillir ! Ou en tout cas, ils sont prêts, car Henry est maintenant un homme accompagné. 😉

Nous sommes sur le point d’enfin découvrir sa nouvelle maison. La fameuse « Friend House » dont il nous a tant parlé. Il est parti sur les bases d’une maison abandonnée afin de concrétiser son projet. Les travaux sont aujourd’hui finis, et nous avons le privilège d’occuper l’une des deux chambres d’hôtes de la maison.

Son logement est simplement magnifique, on s’y sent tellement bien. Tout de pierre et de bois, chaque étape a soigneusement été réalisé par lui et par ses amis. Aucun matériau n’a été importé, tout est originaire de l’île de Pico. Plus local, on ne peut pas !

Parlons-en de Pico d’ailleurs. Si Henry a décidé de s’installer ici, ce n’est pas par hasard. Les habitants de l’île sont réputés amicaux et relax. Il est vrai que nous n’avons jamais fait de mauvaises rencontres ici, et à chaque fois que l’on croisait une personne hyper sympathique aux Açores, elle venait étrangement de Pico !

Bref, à Pico, on mène une vie tranquille, on vit en communauté. On en profite, tout simplement. Pico est la 2ème île des Açores en matière de superficie. Elle reste pour autant facilement praticable en voiture avec ses voies rapides. Je pense que vous le savez maintenant, mais cette île abrite le sommet le plus haut du Portugal : le mont Pico, avec ses 2 351 mètres d’altitude, que nous avons donc gravi l’an dernier avec Henry, le super-guide de montagne (il sait tout faire !).

Nous n’attendons pas un seul instant pour se mettre à l’heure des locaux : pour le reste de la journée, on se détend ! On se repose, on fait les courses, et nous mangeons tranquillement le dîner à la maison.

Pour clôturer cette journée de retrouvailles, nous sortons au festival Cais Agosto, le plus grand de Pico. Nous profitons d’un concert de rock, et de tout ce petit monde dans les rues de São Roque. 😊

[Jour 2 – Pico – Açores 2018]

Le soleil est déjà levé depuis pas mal de temps et nous sommes toujours en train de roupiller… Oui, on le prend au pied de la lettre quand on nous dit qu’on vit relax à Pico. 😉

Allez, malgré ce soleil très pesant, nous partons pour une petite randonnée. Nous marchons, traversons une petite forêt d’arbustes, grignotons nos sandwichs, observons les vagues se jeter sur la roche, contemplons les magnifiques coulées de lave… On ne se lasse pas de découvrir tous ces petits bijoux que les Açores ont à nous offrir !

Le soleil devient très pesant, la chaleur nous écrase. Nous coupons court à cette rando et nous rejoignons la route principale. Pas une voiture à l’horizon, jusqu’à qu’un jeune Açoréen et sa copine s’arrêtent pour nous ramener à São Roque.

Quelle est la meilleure chose à faire quand il fait chaud ? Se baigner bien sûr. Nous rejoignons donc illico tous ces jeunes profitant de la fraîcheur de l’océan au port de la ville. Nous avons même le droit à une DJ en cette après-midi. Encore un superbe moment de détente. 😊

Ce soir, c’est nous qui nous occupons du dessert. Nous allons leur faire goûter la vraie tarte aux pommes, celle à l’Alsacienne ! D’autant plus que deux amis à Henry se joindront à nous, l’occasion est belle.

Henry est très attaché aux repas, qui sont pour lui des moments d’échange, de convivialité et de partage. Tout le monde aime la nourriture, donc c’est un bon moyen de tous se retrouver ! Je suis totalement d’accord avec sa vision des choses, et une fois de plus, nous passons un moment inoubliable.

Le festival Cais Agosto touche également à sa fin aujourd’hui, et nous sortons à nouveau pour profiter de la belle ambiance.

[Jour 3 – Pico – Açores 2018]

On se demande ce que l’on peut bien faire aujourd’hui. L’année dernière, nous avons déjà fait le tour de l’île avec Henry. Il nous avait tout montré. Alors, où est-ce qu’on va ?

En demandant à Henry, nous apprenons que son endroit préféré est Ponta da Ilha, qui n’est d’autre que la pointe Est de l’île. Il paraît que nous n’avons pas eu le temps d’y passer la dernière fois. Alors c’est parti, aujourd’hui nous partons à la découverte de la moitié Est !

Nous sortons assez tôt de la maison, et quelle surprise de ne voir personne sur la route… Ah si, voilà qu’arrive une camionnette que l’on croise souvent aux Açores. C’est un modèle assez populaire très utilisé par les sociétés d’activités pour transporter clients et matériel.

Dans ma tête, je me demande pourquoi le gars s’arrêterait pour nous prendre sachant qu’il transporte actuellement des clients ayant payé quelque chose. Mais Marine n’est pas de cet avis, s’obstine avec son pouce et son regard, et bingo, il s’arrête !

Notre chauffeur est un Britannique arrivé il y a plusieurs années à Pico et qui propose des activités en mer, comme la plongée sous-marine aujourd’hui. Il était effectivement avec des clients, mais qu’importe pour lui, il lui restait de la place. 😊

Nous faisons alors route vers Lajes do Pico, une des trois principales villes de l’île. Elle est réputée pour avoir été le haut lieu de la chasse à la baleine. C’est une pratique qui n’est plus d’actualité, mais la ville en est fortement marquée. On le remarque notamment par l’architecture très états-unienne des bâtiments. Quel est le lien vous allez me dire ? Ce sont les Etats-Uniens qui sont venus aux Açores et qui ont majoritairement pratiqué la chasse à la baleine. Donc ils peuplèrent majoritairement Lajes do Pico à l’époque.

Après une pause déjeuner des plus basiques dans une pastelaria du coin, nous continuons notre route vers Ribeira. Et là, admirez les pros de l’auto-stop. Nous sommes à un embranchement entre deux routes avant un virage sec. Alors l’un se place sur la route principale, et l’autre sur la route annexe. Nous multiplions donc nos chances par deux, ce qui nous permet de trouver un chauffeur en seulement… Une heure. Oui, ce fut assez compliqué malgré tout. Un quarantenaire nous prend donc, il a prévu de rentrer chez lui à Ribeira, c’est parfait.

Sur la route, il nous montre fièrement sa maison. Et il continue… Attends. Tu ne voulais pas rentrer chez toi ? « Mais c’est bon, je vous ramène directement au centre-ville ! ». Ce genre de geste qui te donne envie de chanter ton amour pour les Açoréens…

Ribeira est un petit village jouissant d’une splendide piscine municipale extérieure alimentée par l’eau de l’océan. L’eau est bien froide, mais peu importe, on y est habitué maintenant. 😉 Le moment idéal pour décompresser, et nous repartons illico, en route vers Piedade.

Sur la route, un couple d’italiens à bord de leur voiture de location s’arrête, leur enfant à l’arrière. Ils veulent absolument nous aider, malgré le fait qu’ils ne vont pas très loin. Le contact passe merveilleusement bien, et nous faisons route ensemble pour quelques kilomètres. Nous sommes ensuite déposés au beau milieu d’une route nichée dans la forêt.

Il n’y a pas beaucoup de voiture ici, mais le lieu est tellement relaxant. Alors on en profite, on se balade tranquillement. Au bord de la route, je croise même un poulailler, visiblement mal grillagé car les poules se baladaient sur la chaussée. Au bout d’un moment, un pick-up pointe le bout de son nez, et nous sommes conviés à l’arrière !

Nous voilà enfin à Ponta da Ilha ! En face de nous, une vaste étendue de champs, de petites habitations, où le calme règne. Nous marchons en direction de l’océan, c’est paisible. Vraiment très agréable. En observant les quelques maisons qui nous entourent, on s’imagine que ça doit être super d’habiter dans ce coin-là. En contrebas se trouve le port, et les enfants ont l’air de s’amuser à plonger dans l’océan. Dé-tente.

Aller, le soleil commence à se coucher, nous rentrons à la maison. Une première personne nous aide à remonter la rude pente jusqu’à la route principale.

Notre second chauffeur est l’un de nos meilleurs souvenirs en auto-stop. Notamment parce qu’il maîtrisait le français à la perfection, ça y joue forcément. Mais surtout parce que ce fut une personne vraiment intéressante, avec qui j’ai eu une superbe discussion. S’il était sur la route à ce moment-là, c’était pour aller donner un coup de pouce au restaurant de son ami.

Nous avons même fait une halte ensemble à la boulangerie. Il est l’heure de se quitter, snif… C’est marrant, les aux revoirs étaient si difficiles, le courant était si bien passé entre nous !

Arrivés à la maison, on se jette sur le lit comme des otaries, nous sommes épuisés. Heureusement que le repas est assuré par les amis d’Henry, qui nous concoctent un curry poulet/crevette. En apéritif, Henry assure le show avec de petits coquillages qu’il est allé pêcher avec un de ses amis.

C’est également l’heure de dire au revoir à Henry. Nous partons tôt le lendemain matin tandis qu’il sera, avec ses deux amis de visite, au sommet du mont Pico. Expérience que nous avons déjà faite l’an dernier, même si elle ne fut pas couronnée de succès. 😉

En prenant du recul, je me rends compte de l’atmosphère qui se dégage de Pico. C’est incroyable comme tout le monde est supérieurement sympathique, chaleureux, accueillant. Toutes les personnes rencontrées, notamment nos chauffeurs l’histoire d’un instant, étaient super avec nous. Nous étions déjà très gâtés par les Açoréens en général, mais sur Pico, il faut l’avouer, c’est indéniablement supérieur.

[+ Une demi-journée bonus – Pico to Faial – Açores 2018]

Comme précisé hier, notre ami Henry est parti gravir le mont Pico avec ses deux invités. Ce matin, nous sommes donc seuls dans la Friend’s House. Par ailleurs, si vous êtes intéressé pour héberger chez lui durant votre séjour à Pico, retrouvez-le sur sa page Facebook Up2Pico ! Vous y passerez indéniablement un séjour fabuleux chez lui…

Une fois de plus, nous avons trouvé une personne très sympathique qui nous a amenés au port de la ville. Aujourd’hui, nous partons donc en direction de l’île de Faial, la dernière du groupe Central et l’avant-dernière de notre séjour.

La compagnie maritime a 4 bateaux différents, et notre 4ème trajet se déroule à bord du dernier bateau que nous n’avions pas encore testé. Comme ça, nous les avons tous essayés !

Lisez la suite, avec Faial en 4 jours.

Faial droit devant nous !
Açores : Pico en 3 jours, notre voyage raconté jour par jour (4/6)
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