Açores : São Miguel en 7 jours, notre voyage raconté jour par jour (6/6)

Aujourd’hui, nous disons au revoir aux îles du groupe central et à Faial, notre dernière île visitée. Ce fut un merveilleux séjour, et passons maintenant à toute autre chose : São Miguel.

Açores 2018 :

  1. Terceira en 5 jours
  2. Graciosa en 3 jours
  3. São Jorge en 5 jours
  4. Pico en 3 jours
  5. Faial en 4 jours
  6. São Miguel en 7 jours

[Jour 1 – Faial to São Miguel – Açores 2018]

La fin de journée approche, et nous arrivons enfin à São Miguel, la dernière île de notre grand voyage.

Quiconque est déjà venu aux Açores est déjà passé par São Miguel, tout simplement parce que c’est le principal point d’entrée de l’archipel. Pas moins de 55% de la population se trouve sur cette île, ainsi que la grande majorité des touristes aux Açores. Elle truste la première place en matière de taille (750 km²), de population (140 000 habitants), de développement touristique, de politique etc…

Cette année est donc notre seconde visite de São Miguel. Forcément, l’an passé, nous n’avons pas eu le temps d’explorer l’entièreté de cette île immense. Elle abrite des sites remarquables reconnus à l’international, que nous ne nous sommes même pas pris la peine d’encore visiter ! Faute aux multiples activités que nous avons faites.

Nous arrivons dans notre nouveau logement, toujours réservée via Airbnb. Nous occupons l’une des 5 chambres de ce logement partagé. Des français, des italiens, des chinois, des américains, des portugais… Nous en aurons vu du monde à l’appart ! Et une fois de plus, nous en aurons vu de toutes les couleurs avec notre hôte…

[Jour 2 – São Miguel – Açores 2018]

Pour la première fois depuis le début de notre voyage, la pluie remplace le soleil et nous empêche de partir en expédition. Nous ferons donc qu’une simple visite de Ponta Delgada, que je vais m’empresser de vous présenter.

Du haut de ses 70 000 habitants, cette ville, capitale des Açores, est la plus grande et sans aucun doute la plus animée. Il y a du monde qui se balade dans les rues, et pourtant, tout paraît si calme. Même ici, personne ne se presse, tout le monde est relax.

Une des nombreuses places du centre-ville, toujours arboré d’arbres et de ces pavés aux motifs noirs et blancs

De ce fait, c’est vraiment très agréable de se balader dans la rue. Vous y retrouverez pleins de petits commerces très mignons tenus par des vendeurs souriants et aimables. Notamment les « frutaria » que j’adore, qui sont simplement de petites superettes vendant exclusivement des fruits et légumes frais. 😊

Le rond-point aux 9 palmiers représentant chacun une île des Açores

Sans oublier l’incontournable port de Ponta Delgada, aménagé sur toute sa largeur et qui abrite de nombreux bars. C’est le haut-lieu de la « night life » Açoréenne !

Lors de notre balade, au détour d’une rue, nous passons devant un restaurant japonais (rappelons que le Japon est presque à l’exact opposé des Açores sur le globe). Nous hésitons à entrer. Je vois que le menu à volonté est à 8€50… Me voilà aussitôt installé en train de commander. Et en toute franchise, c’est l’un des meilleurs buffets à volonté de ma vie.

Le ventre beaucoup trop rempli, nous repartons nous balader dans Ponta Delgada. L’occasion pour moi de vous offrir quelques anecdotes culinaires sur les Açores.

Saviez-vous qu’il n’y a qu’un seul endroit en Europe où le thé pousse ? Oui, ça se passe ici même aux Açores, sur l’île de São Miguel. Deux producteurs, Gorreana et Porto Formoso, se partagent les terres fertiles. Les bien renseignés diront qu’il y a également une plantation au sud de l’Angleterre, mais aucun Açoréen ne va l’admettre (et moi non plus 😉).

L’entrée de la fabrique de thé Gorreana
Une randonnée peut être faite à travers les champs de thé. D’un moment à l’autre on se retrouve en Asie !

Il en est de même pour son homologue, le café, qui est également une exclusivité en Europe. Il n’y a qu’une seule plantation, et elle est minuscule. Elle se situe sur l’île de São Jorge. Habituellement, je ne bois pas de café. Mais je l’ai tout de même gouté, et il est à tomber. Une petite merveille !

Le café Nunes à Fajã dos Vimes. Tenu par le propriétaire de la seule plantation de café. Une fois de plus, en plein mois de juillet, très peu de touristes se pressent ici.
Les quelques arbres de café.

Et enfin, pour finir, sachez que les Açores regorgent de fruits exotiques. C’est une exclusivité de plus en Europe. La banane, le fruit de la passion, et le fameux ananas sont les plus cultivés. Concernant ce dernier, il faut savoir que c’est un sacré boulot d’en cultiver. A tel point que l’Union Européenne subventionne les producteurs d’ananas afin qu’il puisse tout de même dégager des bénéfices de leur activité. Pour ce qui est de la banane, c’est simple : on en trouve partout. Presque chaque maison en a dans son jardin, c’est dire. Le fruit de la passion, lui, fait l’objet d’un soda très apprécié fait à partir de son sirop : le Kima.

Une serre d’ananas à São Miguel.
Des plantations de bananes sur l’île de São Jorge.

Finalement, chacune de ces cultures insolites est rendu possible par de microclimats uniques aux Açores. Effectivement, le thé ne peut pas pousser partout sur l’archipel, tout comme le café ou l’ananas. Etant donné que nous traversons un sérieux dérèglement climatique, ces plantations ne vont certainement pas durer, l’équilibre climatique dont elles dépendent allant être perturbé.

[Jour 3 – São Miguel – Açores 2018]

Aujourd’hui, nous partons enfin à la redécouverte de São Miguel. Nous prenons le bus, direction la ville de Villa Franca do Campo située sur la côte sud. De là, nous reviendrons sur nos pas en auto-stop pour visiter chacune des villes qui croisera notre chemin, et atterrir à Ponta Delgada en fin de journée.

Villa Franca est une destination très populaire, et nous pensions y trouver quelque chose d’intéressant. Mais ce n’est malheureusement pas le cas… La ville est très calme, nous ne croisons que très peu de monde. Pour l’anecdote, Villa Franca do Campo était la première capitale de l’île, avant que Ponta Delgada ne prennent le flambeau.

Mais en arrivant au port maritime, voilà que nous nous retrouvons face à une énorme file de touristes. Elle est là, la fameuse attraction de la ville. Moyennant 10€ et une (très) bonne heure d’attente, un petit bateau vous emmène sur une île portant le même nom que la ville. L’endroit est remarquable, et est d’ailleurs classé réserve naturelle. Mais il y a bien trop de monde pour que nous puissions en profiter. Nous passons alors notre chemin.

Vous voulez faire un petit tour sur l’île de Villa Franca ? Patience dans ce cas…

Midi approche et nous décidons de nous rendre à la plage d’Agua Alto. Un petit snack-bar s’y trouve et nous permet de nous requinquer pour la suite. La plage est immense, et pourtant, nous pouvons aisément compter les personnes sur les doigts de la main. Nous reprenons aussitôt la route, notre objectif étant de rejoindre les piscines naturelles de Caloura.

Nous commençons à peine à nous manifester sur la route, que 2 personnes décident de nous prendre. A bord de la voiture, une locale et… une française ! Nous apprenons que ce sont en fait deux amies qui se sont rencontrées lors d’une ascension organisée du Mont Blanc. La française est donc venue visiter cette destination qui lui était également inconnue, et qu’elle apprécie tout autant que nous. 😊

Nous arrivons à Caloura, et je m’empresse de me jeter dans cette eau froide. Vous voyez, moi qu’il y a 3 semaines, au début de notre séjour, à Terceira, était frileux et retissant à l’idée de me baigner dans l’Atlantique, voilà que j’en suis devenu un aficionado.

Nous prenons notre temps et nous détendons dans ce merveilleux endroit, avant de retourner à l’auto-stop et de facilement trouver une voiture qui nous fait gravir les pentes de Caloura jusqu’à la route principale. Le service fut assuré par un monsieur assez âgé, très sympathique et avec qui j’ai pu avoir une petite discussion en portugais.

C’est ensuite un jeune homme qui prend le relais et qui nous amène à notre prochaine destination. Nous voilà maintenant à Lagoa, un village typique notamment reconnu pour sa fabrique de céramique. Bien évidemment, nous l’avons visité cette fabrique et le travail réalisé m’a tout bonnement bluffé ! Toutes les pièces sont modelées et peintes à la main par les quelques dizaines d’artisans. Si j’habitais sur l’île, j’achèterais toute ma porcelaine ici, sans hésitations. 😉

Assiettes en céramique en train de sécher sur leur moule.
Le petit pinceau à gauche témoigne du tout-fait main. Chaque pièce en devient unique.
Une belle petite boutique où vous trouverez sûrement votre bonheur.

[Jour 4 – São Miguel – Açores 2018]

Cette nouvelle journée est l’occasion de faire un retour à la nature. Nous avons repéré une randonnée sympa, nous partons donc en direction de Remédios (comprenez “remèdes” en français)

Comme d’habitude, pour sortir de Ponta Delgada, nous prenons le bus. Nous atterrissons dans ce tout petit village où se trouve notre point de départ. Pour l’anecdote, nous avons croisé un groupe de jeunes scouts portugais avec qui nous ferons une partie du chemin.

Cette randonnée nous guide le long de la “route de l’eau” alimentant la municipalité de Lagoa. La destination finale est la réserve naturelle de Janela do Inferno, comprenez en français « La fenêtre de l’enfer ». Elle porte son nom de sa cascade, dont l’eau sort d’une grande fenêtre dans la roche, l’intérieur étant sombre et s’apparentant ainsi à l’enfer.

Avant d’entrer dans cette réserve naturelle tant plébiscitée, nous marchons quelques temps à travers les champs, allant à la rencontre de nos amies les vaches. Nous arrivons enfin aux portes de cette réserve naturelle. Je commence à comprendre à quoi elle ressemble, et je la trouve fascinante. Elle s’apparente véritablement à une forteresse, dont la seule porte d’entrée est un mini-tunnel d’à peine 1m50 de hauteur. Le seule autre moyen est de monter la raide pente pour ensuite redescendre dans cette gigantesque cuve. Il fait noir à l’intérieur de ce tunnel, nous n’en voyons même pas le bout. Mais le chemin est balisé, alors on leur fait confiance.

En y sortant, c’est un changement de décor radical. Comme dans les films. Vous traversez un sombre tunnel d’une cinquantaine de mètre, jambes pliées, et vous voilà dans un autre monde. Au revoir les pâturages, au revoir les vaches, et bonjour la forêt semi-tropical, très humide, très dense, très sauvage… Intacte. Tout simplement bluffant.

Les tuyaux de la route de l’eau alimentant la ville de Lagoa.

Nous poursuivons notre chemin, découvrant ce nouveau monde. On entend le chant des oiseaux, les gouttes d’eau qui tombent. Nous ne croisons personne, c’est tellement appréciable. Au bout de quelques minutes de marche, nous sommes enfin face à la cascade, la fameuse « fenêtre de l’enfer ». L’endroit est splendide, laissant place au repos et à la méditation au rythme de l’eau qui tombe. Comme d’habitude, nous profitons un instant de l’endroit, et nous reprenons chemin.

Janela do Inferno, sa cascade et son cadre relaxant.

Nous finissons la randonnée et rejoignons la route. Il s’avère que nous nous trouvons sur la route menant au Lac de Feu, très prisé des touristes. Il nous est alors facile de trouver une voiture voulant bien nous prendre. C’est alors un couple de français qui se propose à nous faire le trajet. Nous sommes sur l’autoroute, et je remarque que nous avons loupé la sortie. Pour éviter de se retrouver trop éloigné, il nous dépose le plus vite possible. Sur un rond-point autoroutier. Ne faites jamais ça, ce fut vraiment une mauvaise idée.

Nous marchons rapidement pour nous sortir de là, il est dangereux et interdit de faire du stop sur une autoroute. Une personne ne tarde d’ailleurs pas à venir nous voir pour nous dire de déguerpir. Nous marchons maintenant le long du national sinueuse très peu fréquentée. Bien que ce n’est pas interdit, ça n’en reste pas moins dangereux et nous avons eu pas mal de frayeurs.

Au bout d’une heure de marche, et de multiples refus, nous arrivons dans un village perdu au beau milieu de l’île. Par chance, nous croisons un arrêt de bus, et attendons alors qu’il vienne nous sortir de cette misère.

[Jour 5 – São Miguel – Açores 2018]

Nous arrivons au 5ème jour de notre second séjour à São Miguel, et je dois vous faire part d’un comble. Nous n’avons toujours pas vu le « must to see », la première chose que l’on vous présente quand on parle des Açores, l’endroit qui attire le plus de touristes et qui fait rêver tout le monde (dont moi) ! Je veux bien évidemment parler… des lacs de Sete Cidades.

Hier, il y a eu de nouveaux arrivants au logement. C’est un couple de français originaire de Bretagne avec qui nous avons pris plaisir à discuter. Ce matin, ils nous font part de leur excursion à Sete Cidades justement. En plus de cela, ils ont une voiture de location, alors c’est l’occasion ou jamais pour nous d’aller enfin rendre visite à cette merveille !

Imaginez une immense caldeira de 5 km de diamètre, dans laquelle se sont formés 4 lacs. En voilà un décor de carte postal. Pour admirer au mieux ce paysage, il faut se rendre sur les hauteurs de la caldeira. Une route a spécifiquement été construite pour que chacun puisse facilement circuler en voiture, avec les parkings qui vont avec.

Cependant, nous étions loin de nous imaginer la masse de touristes qui pouvait s’y trouver. Nous tombons très vite dans les bouchons, avec les parkings pleins à craquer et le stationnement à l’arrache sur le bord de la route. Ajoutez à cela quelques bus de grand tourisme, et vous vous retrouvez avec une jolie pagaille. Je suis bien content de ne pas me trouver au volant de la voiture.

Je n’en ai pas tellement parlé, mais il faut savoir que j’en ai longtemps rêvé de ce sublime paysage. A contempler ces images sur internet, voilà que je m’approche de mon but. Encore quelques mètres à gravir à pieds… Et nous y voilà.

Majestueux lacs de Sete Cidades.

Bon, sur les photos d’internet, il n’y a personne. Mais peu importe, c’est MA-GIQUE. SUBLIME. MAGNIFIQUE. Tout ce que vous voulez, mais les mots ne seront jamais assez forts pour décrire ce que je ressens à cet instant présent.

Nous ne sommes pas seuls. Mais rien de bien affolant.

En continuant notre route, nous croisons la route d’un bâtiment abandonné. C’est le Monte Palace, un hôtel qui a ouvert ses portes en 1989 et qui les a fermés seulement deux ans plus tard en 1990. Le propriétaire des lieux voulait en faire un hôtel ultra-luxueux, avec des suites présidentielles, deux restaurants, une discothèque, et même un casino. Mais il a sûrement eu les yeux plus gros que le ventre, et il s’est vite retrouvé endetté, et donc contraint de tout abandonner.

Le Monte Palace abandonné. « Do not enter » disent-ils.

L’ironie de l’histoire, c’est que ce lieu est certainement beaucoup plus fréquenté aujourd’hui qu’à l’époque où il était encore un hôtel. Effectivement, malgré l’interdiction de pénétrer le bâtiment, les explorateurs passent outre et s’en donnent à cœur joie.

Nous continuons un bout de chemin en solitaire pour faire une petite randonnée sur les hauteurs de la caldeira. La route rejoint, nous mettons notre petit pouce en l’air. Et c’est à nouveau un couple de français qui nous prend en stop !

L’histoire intéressante, c’est que la fille a quitté la France il y a 2 mois pour devenir prof de plongée à São Miguel. Elle était tombée sur une annonce sur internet, et est venue s’installer des Açores alors qu’elle ne connaissait même pas l’archipel. Son copain l’a rejoint le temps des vacances.

Ils nous déposent à Mistoreiros, où nous retrouvons nos amis bretons. Il y a de superbes piscines naturelles ici. Elles sont très réputées sur l’île, et ça se voit vu le monde. Nous en profitons pour nous reposer et profiter du cadre.

Au retour des piscines de Mistoreiros. La côte est sublime.

Pour bien finir cette belle journée, nous allons manger tous ensemble au japonais à volonté découvert quelques jours plus tôt. Une fois de plus, ce fut un superbe moment ! 😉

[Jour 6 – São Miguel – Açores 2018]

Je vous l’ai dit précédemment, Ponta Delgada est la plus grande ville des Açores. Et sur la même île, nous trouvons la seconde plus grande ville des Açores : Ribeira Grande. L’une est sur la côte sud, l’autre sur la côte nord.

Nous décidons alors de nous y rendre, particulièrement pour y apprécier ses musées et ses fabriques. Il faut le dire, la ville n’est vraiment pas très animée. Pourtant, elle est aujourd’hui en pleine expansion (ce ne fut d’ailleurs pas si compliqué de le remarquer avec toutes ces grues autour de nous).

Cependant, sa plage va être très festive les jours qui suivent à l’occasion du plus grand festival Açoréen de l’année. Pour l’anecdote, j’ai vu qu’il y avait carrément James Arthur qui allait se produire. Ça devient « hype » les Açores dis donc.

Au détour d’une rue, je remarque qu’il est possible de monter en haut d’une tour. Arrivé en haut, on a une vue imprenable sur la ville et ses alentours. Mais ce n’est pas plus impressionnant que ça.

Nous nous dirigeons ensuite vers le musée de l’immigration Açoréenne, qui retrace l’histoire des autochtones. L’archipel fut découvert en 1427 par les Portugais. Ils n’y trouvèrent aucune trace humaine, contrairement aux Canaries qui fut déjà peuplé. Dès lors, beaucoup de personnes venèrent s’installer sur les différentes îles.

Au fil du temps, plusieurs évènements tels que des séismes, des activités volcaniques ou des crises alimentaires dû à un mauvais climat ou à un abandon du gouvernement Portug   ais ont poussé les Açoréens à émigrer, avec l’Amérique du Nord et le Brésil comme destination pour la majorité. Il est à noter que beaucoup de villes au Brésil furent fondés par des Açoréens.

La dernière catastrophe naturelle de grande ampleur fut le tremblement de terre de 1980. 70 personnes ont perdu la vie, 400 ont été blessés et près de 15 000 maisons furent détruites.

Certaines vagues d’émigration ont cependant eu pour motif la recherche d’une vie meilleure. Les Açores restent une région pauvre avec de rudes hivers. En s’installant en Californie par exemple, qui est l’une des régions les plus plébiscitées, les personnes s’assuraient non seulement un bon climat toute l’année, mais également un salaire confortable leur permettant de vivre une retraire bien meilleure sur leur terre natale.

Si vous avez suivi notre séjour depuis le début, vous avez remarqué que nous rencontrions beaucoup de personnes cinquantenaires nous prenant en stop et nous racontant qu’ils vivent et travaillent aux Etats-Unis ou au Canada, et qu’ils sont justes là en vacances aux Açores.

Je pense que sans l’aide du Portugal et de l’Union Européenne, la vie aurait été bien plus compliquée aux Açores aujourd’hui. Il est vrai que, tout comme la France avec ses territoires outre-mer, le Portugal ne prête pas énormément d’attention à ce territoire. Leur autonomie leur fait certainement beaucoup de bien, mais une indépendance leur serait fatale.

Après ce magnifique musée rempli d’histoires fascinantes, nous nous dirigeons maintenant vers une fabrique de liqueur. Nous visitons rapidement l’usine et dégustons quelques-unes de leurs liqueurs. Les plus célèbres sont celles à l’ananas et au fruit de la passion, forcément !

Après cette petite halte, nous reprenons la route pour nous diriger cette fois ci vers le second lieu le plus touristique de l’île : Lagoa do Fogo. Nous trouvons rapidement un chauffeur qui veut rentrer à la maison, à Ponta Delgada. Nous lui demandons alors de juste nous déposer au début de la route menant au lac de feu. Effectivement, cette route nous permettant d’avoir un joli point de vue sur le lac ne fait que monter puis redescendre la colline, celle-ci ayant 800 mètres d’altitude.

En discutant avec lui, j’apprends que nous sommes en fait en compagnie du proviseur du lycée de Ribeira Grande, et qu’il est actuellement est en train de préparer les emplois du temps de la rentrée. Au-delà de ça, ce fut un homme vraiment très sympathique, qui arrivé au début de cette fameuse route décide finalement de nous accompagner. 🙂 Il nous dit que ça lui changera au moins de son quotidien, et qu’au moins il se sentira aussi en vacances que nous !

Arrivés au sommet de la colline, nous pouvons enfin jouir d’une remarquable vue sur ce lac ! C’est le deuxième plus grand de São Miguel après le Lac bleu de Sete Cidades. Je remarque qu’il est entouré d’une magnifique forêt, et forcément ça me donne envie de descendre m’y balader. Pour ce faire, il faudrait rebrousser chemin et prendre un long chemin si peu fréquenté que nous aurions du mal à trouver quelqu’un en auto-stop.

Le fameux Lagoa do Fogo.

En revenant le long de la côte, notre accompagnateur d’une après-midi en profite pour nous expliquer et faire la petite histoire des villages que nous traversons. Il compte d’ailleurs absolument nous montrer sa maison, visiblement très luxueuse et situé à seulement quelques mètres de la plage. Ça fait rêver…

Il nous amène jusqu’à Ponta Delgada où nous nous quittons difficilement… C’est un homme vraiment très attachant.

[Jour 7 – São Miguel – Açores 2018]

Jour de repos !

[FIN DU VOYAGE : JOUR 28 – São Miguel – Açores 2018]

Nous y voilà… 28 jours, soit 4 semaines tout pile de voyage aux Açores. Un incroyable circuit qui nous a mené de Terceira à São Miguel, en passant par Graciosa, São Jorge, Pico et Faial. Ainsi, nous avons parcouru toutes les îles du groupe central, en plus de l’île la plus grande, qui est tout simplement la porte d’entrée aux Açores.

Ce fut donc la seconde fois que nous allions aux Açores, et c’est une destination toujours aussi magique. Que ce soit pour les personnes que vous allez rencontrer, la nature que vous allez découvrir, la nourriture que vous allez manger, le climat que vous allez apprécier ou les animaux terrestres et marins que vous allez voir, toutes les raisons sont excellement bonnes pour se rendre dès aujourd’hui à ce bijou d’Europe encore très méconnu.

En comparant mon premier séjour en 2017 et mon second en 2018, je remarque nettement l’évolution du tourisme. Il est tout simplement en train d’exploser, avec une belle croissance à 2 chiffres, et je pense que dès 2020, les Açores ne seront plus ce petit secret d’Europe qu’il est aujourd’hui. Les compagnies low-cost comme Ryanair commencent à arriver et cela change forcément la donne.

Mais à l’heure où je vous parle, je vous mets au défi de me trouver une agence de voyages lambda qui propose un séjour aux Açores. Vous remarquerez qu’on est bien loin de la très réputé Madère.

Bilan de mon défi de 28 jours de récit quotidien

De mon côté, je suis fier et me surprends même d’avoir pu vous proposer un récit tous les soirs à 18h pendant 28 jours.

Contrairement à toutes attentes, cela ne m’a pourtant pas demandé d’efforts surhumains. Il est vrai que quand j’écris un article de blog, j’ai souvent du mal à m’y mettre, et je me retrouve à reporter mes écrits.

Si j’ai réussi à me tenir à mon défi, c’est pour deux raisons :

  1. Je l’ai annoncé publiquement. Je me positionne face à une sorte « d’engagement social ».
  2. Je me suis fixé un horaire précis à laquelle mon récit doit être fini. Ici, ce fut 18h.

J’ai maintenant également fini la retranscription de mes récits sur mon blog à travers 6 séries, dont chacune d’entre elles est basée sur une île.

2 commentaires sur “Açores : São Miguel en 7 jours, notre voyage raconté jour par jour (6/6)”

  1. Vraiment bravo pour tes récits, très agréables à lire (et la lecture, c’est pas trop mon truc). Si j’avais pas déjà prévu de partir aux Açores avant de découvrir ton blog, j’aurais qu’une envie, c’est d’y aller 🙂
    J’y vais début Octobre pour 15 jours, on sera 4, et tout ce que j’ai lu me permettra de planifier un peu nos vacances, car visiblement, il y a énormément de chose à voir, et on ne pourra malheureusement pas tout faire.
    Un grand merci à toi!

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